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Musique classique et opéra par Classissima

Robert Schumann

vendredi 1 juillet 2016


Carnets sur sol

27 juin

Karajan, la battue vaporeuse

Carnets sur sol Les musiciens sont rarement clairvoyants (du moins pas plus que les autres) sur la qualité des compositeurs, et même sur l'intérêt des interprètes… mais il existe aussi des détails qui passent au-dessus de la tête du mélomane du rang et qui expliquent la singularité de carrières, ou la cause d'inimitiés artistiques farouches… En réécoutant une série d'enregistrements de Das Rheingold (les meilleurs, en fait : Keilberth 52, Kempe 61, Karajan 67, Solti 83, Weigle, Gergiev…), j'ai été frappé, à nouveau, par une caractéristique de Karajan. En suivant avec la partition, en essayant de sentir la mesure, on s'aperçoit qu'en plus de changer volontiers de tempo à courts intervalles (ce qui n'est pas du tout exceptionnel chez les chef d'orchestre de toutes époques), les appuis de son temps sont comme flous, difficiles à situer précisément si l'on voulait vérifier au métronome. Cela mérite précision. Statut de la partition La partition musicale est une notation destinée, à l'origine, à laisser une trace des constituants essentiels de la musique, à transmettre la trame d'œuvres longues. Au fil du temps, l'individualisation des compositeurs et leur exigence implique l'écriture intégrale de toutes les parties, et la notation des procédés gagne aussi en précision, avec toutes sortes de signes spéciaux. Nombre de manuscrits pré-1750 ne comportent d'indication de tempo sur une partition baroque que si elle n'est pas évidente pour le compositeur. Quand on ouvre une partition de Mahler en revanche, les changements sont incessants à quelques mesures d'intervalle (il y en a tellement que beaucoup de chefs, peut-être faute de temps en répétition, ne les appliquent pas toutes !). La partition devient de plus en plus, au fil du temps, l'essence de la musique composée, là où elle n'était qu'un aide-mémoire. L'agogique Malgré le respect tremblant que portent en général les musiciens à la partition (tiens, j'en parlais justement dans la dernière notule ), l'exécution métronomique, façon fichier MIDI, n'est pas requise : il existe une multiplicité de façons de phraser et de mettre en valeur la phrase musicale – c'est pourquoi les ensembles constitués sont en général bien meilleurs que de meilleurs musiciens occasionnellement réunis. C'est ce que l'on appelle d'ordinaire l'agogique, la façon de mettre en œuvre la musique écrite. Et cela suppose une multitude de petites libertés par rapport à ce qui est couché sur papier (avec des ratios réguliers). Dans la pratique, quatre noires n'auront pas forcément la même longueur ; j'y avais consacré une notule (à partir de la Troisième de Mahler), autour de la question de l'allongement et des césures en fin de mesure, procédé très courant. Certains sont plus libres que d'autres (Alexis Weissenberg est quasiment exact, ce qui lui donne cette platitude particulier ; Chopin l'était paraît-il beaucoup trop), mais tous les musiciens l'appliquent (pas du tout de la même façon bien évidemment), sinon l'effet MIDI ou Hanon est immanquable. Karajan comme les autres. Pour autant, la pulsation reste régulière. Le rubato C'est le niveau supérieur : ici, on déforme délibérément la mesure. Les notes n'ont pas la même durée, comme un micro changement de tempo à l'intérieur d'une mesure. Typiquement, les ralentissements à la fin d'une phrase musicale, particulièrement lorsqu'il y a du texte ou un soliste. Karajan l'utilise beaucoup, presque constamment. Le changement de tempo D'un groupe de mesures à l'autre, la vitesse de lecture change. Ce peut être prévu par le compositeur ou choisi par l'interprète – Paavo Järvi le réussit très bien dans les transitions entre deux thèmes d'une symphonie, il ajuste progressivement le tempo du premier thème au second, éventuellement en en choisissant un troisième et un quatrième (pas forcément intermédiaires) pour les ponts qui les relient. Là aussi, Karajan aime beaucoup ça (Muti en est aussi un spécialiste, mais choisit en plus de rendre ces contrastes de battue très apparents). Le cas Karajan Remerciez-moi de ne pas l'avoir nommé, comme certains de ses contemporains, par son initiale. C'est l'usage des deux derniers paramètres qui se combinent de façon spectaculaire chez Karajan. Son grand art fait qu'on ne l'entend pas forcément de prime abord, mais le temps fluctue sans arrêt dans ses interprétations, en tout cas à partir des années 60. Ajouté au son enveloppant qu'il cultive, et poussé à un tel degré, cela produit un effet assez déstabilisant. Essayez de battre à la main , même sans partition, la pulsation d'une de ses interprétations. Impossible de tomber juste, l'appui, en plus de ne pas être très marqué, se dérobe sans cesse, un peu avant, un peu après. Même avec un phrasé simple de quatre notes identiques, il semble impossible de prévoir l'endroit exact où va tomber la pulsation. En l'entendant comme en le regardant, on a l'impression d'un geste enveloppant, qui regarde vers l'avant, mais n'insiste jamais sur le temps, quelque chose de flou se dessine au lieu des contours nets de la plupart des autres exécutions. La preuve par l'exemple J'ai cherché des extraits pour appuyer la démonstration, mais c'est beaucoup moins évident qu'il n'y paraît : oui, il y a de grands changements de tempo et du rubato, mais le flou que je cherche à caractériser se manifeste sur le durée, lorsqu'on cherche la pulsation et qu'on ne parvient pas à se caler, qu'elle échappe sans cesse. Le plus simple était de le comparer à l'absolu du côté opposé, Solti. Chez ce chef, c'est au contraire l'exactitude de la mesure qui frappe, avec des phrasés toujours très droits, presque cassants, et une pulsation très régulière et perceptible. Mais là aussi, dans le détail, ce n'est pas si simple : énorméments de fluctuation de tempo dans leurs deux Tristan de studio, par exemple. Aussi, je me suis rabattu sur la fin de Rheingold, sans retrouver les moments les plus pertinents. Ce n'est donc qu'une illustration assez théorique, pas exactement une révélation, que je vais proposer : ne réécoutez pas avec acharnement les extraits, ils ne sont que modérément significatifs. Dans le dernier récit de Wotan, je vais insister sur la petite ligne de basse descendante après « So grüß ich die Burg » : quatre notes écrites égales. [En fin de compte, mes illustrations sont contre-productives et ne montrent pas ce que je veux montrer, je les retire. Mais il y a suffisamment de légendes urbaines en musique, parfois colportées par les « bons » auteurs, si bien que j'ai horreur de faire mine de devoir être cru sur parole.] Bien, voilà qui est stimulant, je serai attentif dans mes écoutes les prochaines semaines et reviendrai, si cela peut se réduire à des extraits, avec les exemples adéquats. Quoi qu'il en soit, l'effet d'évidence de Solti (et de raideur, quand on en vient à Bruckner, Mahler et aux Strauss conversationnels) et celui de flottement chez Karajan (ce flux infini comme détaché des contingences de la mesure) sont tout à fait délibérés, et extraordinairement perceptibles sur la durée lorsqu'on ouvre les partitions. Une conception de la musique Vers un êthos de la fluctuance. Je prie pour que la mise en forme avec texte barré passe sur vos machines, sinon je suis cuit. Indépendamment de l'effet (Karajan recherchait ce fondu au delà du seul son, manifestement : jusque dans une liquidité des tempos, se déversant d'une note sur l'autre, d'une section vers l'autre, s'équilibrant sans jamais demeurer stables), j'ai aussi l'impression qu'il s'agit d'une position de principe, d'une vision de la musique, en amont même des partitions. Certains chefs se fond un devoir de jouer régulièrement, exactement ; d'autres ménagent, et quel que ce soit le répertoire, des fluctations, une foule de micro-événements qui animent toujours le discours indépendamment même de ce qui est écrit et prévu. En ce qui me concerne, je suis par principe plutôt favorable et sensible à la mise en valeur de la pulsation, même dans les répertoires simples : la sûreté des appuis fait partie des plaisirs de la musique, de même que lorsqu'on anticipe le galbe d'une jolie mélodie ou la résolution d'une tension harmonique. Mais en pratique, j'ai remarqué qu'il n'y avait pas de corrélation entre la position du chef et mon appréciation des interprétations – je ne serais même pas capable, pour un grand nombre d'entre eux, de déterminer l'école à laquelle ils appartiennent sans mettre un enregistrement et y prêter spécifiquement attention : si elle est réalisée avec naturel, la fluctuation de tempo s'entend mais ne se remarque pas. Beaucoup de mes chouchous ont une battue assez droite (de plus en plus fasciné par Solti et Neuhold, sans parler des baroqueux comme Minkowski ou Hofstetter qui dirigent Verdi sans s'arrêter), mais ce n'est pas du tout une règle absolue – justement, Karajan a pour lui nombre d'enregistrements qui paraissent d'une évidence remarquable (même lorsque hors style ou exagérément karajanisés). En conséquence, je me suis déjà souvent posé la question du respect des musiciens envers les chefs qui jouent avec la mesure : sont-ils considérés comme de vrais techniciens (c'est le cas pour le belcanto – pas baroque, possiblement parce que peu de chefs d'ensemble ont une formation de chef d'orchestre – et le ballet, où la souplesse est capitale, mais dans Wagner ou le répertoire symphonique ?), supérieurs à ceux qui se contentent de battre les temps, ou comme une simple variété différente de chefs (un peu plus narcissique, peut-être) ? Subséquement, cette maîtrise particulière participe-t-elle de l'admiration des musiciens envers Karajan, où sont-ce d'autres paramètres ? En tout cas, il me semble qu'il incarne très fortement ce paramètre, qui fait une de ses spécificités, alors même que les partitions ne le requièrent pas forcément et qu'il serait plus simple pour tout le monde de jouer bien régulièrement – et cela fonctionne, témoin Solti et les baroqueux convertis au romantisme. Alors pourquoi se fatiguer à faire du Schumann brumeux ? -- Ici encore, toute suggestion bienvenue. J'espère revenir vers vous avec des exemples qui alimentent un peu plus précisément la discussion.

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26 juin

CD, coffret événement. EMERSON String Quartet / Quatuor Emerson : complete recordings on DG Deutsche Grammophon (52cd)

CD, coffret événement. EMERSON String Quartet / Quatuor Emerson : complete recordings on DG Deutsche Grammophon (52cd). Voilà 40 ans déjà que les Emerson traverse pays et répertoire, affirmant une cohésion sonore et expressive d’une indiscutable force. Fondé à New York en 1976, les quatre instrumentistes à cordes (David Finckel, Eugene Drucker, Lawrence Dutton, Philip Setzer, Paul Watkins, Guillermo Figueroa) ont pu approfondir une complicité et une écoute rares que leurs enregistrements majoritairement pour DG – prestigieux label jaune-, éclaire, dévoilant une diversité curieuse, et pourtant une unité et une logique qui fondent aujourd’hui comme rétrospectivement l’intelligence de leur démarche : servir les auteurs du XXè à partir d’une souplesse tous azimuts forgée et ciselée dans l’apprentissage des auteurs romantiques germaniques, slaves et russes. La particularité des Emerson revient aux deux violonistes qui alternent selon les cycles et les répertoires la place de premier violon. Leur performance en 2010 entre autres, lors de la Biennale de Quatuors à cordes qui invite à Paris à la Philharmonie les meilleures phalanges chambristes du genre, ont affirmé un pureté de son subjuguante au service des compositeurs abordés : en majorité, non pas les grands classiques viennois : – même s’ils jouent les 7 dernières Paroles du Christ de Haydn et la « rafraîchissant » verve du n°77, Mozart (les 6 Quatuors dédiés à Haydn) et Beethoven (intégrale ici en 5 cd, 21-27)-, mais plutôt les « classiques » modernes, ceux du XXème siècle qui ont fait le coeur le plus palpitant de leur vaste répertoire : Bartok (les 6 Quatuors dont « Lettres intimes »), incontestablement Dvorak (dont aussi les pièces avec piano), surtout les russes dont évidemment l’intégrale des Quatuors de Chostakovitch (cd 30-34). Parmi les premiers romantiques, citons l’exceptionnel relief de leurs Schubert (D804, D810 …), la lumière des Mendelssohn (avec l’Octuor); la souplesse liquide des Schumann (n°3 opus 41/3 et le Quintette pour piano); … Tout cela prélude à l’acuité d’une sensibilité portée et inspirée par les derniers romantiques (évidemment Brahms) et les écritures du XXè que l’on a citées, auxquelles s’associent Webern (Quatuors et Trios, cd19), Berg (Suite lyrique, cd51), tout un cycle d’auteurs à l’œuvre restreinte voire unique (mais si géniale) : Tchaikovsky, Borodine, les français (trop rares) Ravel, Debussy, Nielsen, Sibelius, Martinu, Grieg… Ce legs postromantiques et moderne est idéalement complété par les incursions plus contemporaines chez Harbison, Wernick, Schuller, Ives… les 52 cd composent une rétrospective magistrale qui démontre une logique artistique, une éloquente maturité sonore. Incontournable. CD, coffret événement. EMERSON String Quartet / Quatuor Emerson : complete recordings on DG Deutsche Grammophon (52cd Deutsche Grammophon 00289 479 5982 GB52). Parution : juin 2016. CLIC de CLASSIQUENEWS




Le blog d'Olivier Bellamy

22 juin

Eric-Emmanuel Schmitt, prima la musica

Il est doué, très doué, et il le sait. Tout est facile pour lui, la littérature, la philosophie, le théâtre et même la musique. On pourrait même dire d’abord la musique puisque son maître choisi est Mozart, qu’il maîtrise aussi ce langage, et que ses accointances intimes avec l’art mystérieux des sons permettent à ses mots de voler sans lourdeur tandis que les vocables de ses confrères se meuvent avec lenteur. Mais cette grâce est aussi un danger. Danger de l’autosatisfaction, du narcissisme néronien écoutant sonner ses vers avec délices tandis que Rome brûle. Jeune, il voulait éblouir, aujourd’hui il brille sans peine. Et après ? A sa manière, il est unique et ne ressemble à personne. A moins de nous tourner vers la musique. Eric-Emmanuel Schmitt représente une sorte de Poulenc de la littérature. Vilipendée par l’avant-garde hargneuse ou par les snobs affidés, sa caravane passe et avec un peu de chance elle restera. Voici son programme : LES MADELEINES. Debussy, Childrens corner, The Snow is dancig, par Walter Gieseking. Dvorak, Humoresque, dans une version piano-violon avec Christian Ferras Rina Ketty, Mon cœur soupire (l’air de Chérubin des Noces de Figaro en version tango) MORCEAUX Schubert, Der Müller und der Bach, transcription Liszt, 1846, joué par Bertrand Chamayou. Schumann, Concerto pour violon, 2 Langsam, par Isabelle Faust, Freiburger Barockorchester, Pablo Heras-Casado. Mozart, Laudate dominum, extr. des Vêpres Solennelles, par Cecila Bartoli. Nicolas Bacri, Cosi Fanciulli, opéra qui fut joué au Théâtre des Champs-Élysées en juin 2015. Orchestre Opera Fuoco, direction David Stern. (livret EES)



Jefopera

19 juin

Vienne au Festival de Saint-Denis

Le Festival de Saint-Denis se termine en beauté avec un concert très viennois de l'Orchestre de Chambre de Lausanne mené de main de maître par le jeune chef Joshua Weilerstein.   En soliste, Adam Laloum, qui est déjà venu à Saint-Denis en 2013 pour un programme violon et piano. Le pianiste toulousain n'est plus à présenter. Vainqueur du concours Clara Haskil de 2009, il se produit aujourd'hui dans le monde entier, seul, en formation de chambre ou en concertiste. Notons d'ailleurs qu'il sera de nouveau à Paris, le mois prochain, à Bagatelle. Il a publié plusieurs enregistrements très remarqués, l'un consacré à Brahms, l'autre à Schumann, le troisième, avec l'altiste Lise Berthaud, pour les sonates de Schubert et de Brahms.   Le concert commença par la 98ème symphonie de Haydn, partition assez grave, d'une très grande maîtrise d'écriture, dont le second mouvement s'ouvre sur les premières notes du God save the King. Au-delà de ce clin d'oeil au public londonien à qui la symphonie était destinée, le musicologue britannique Donal Tovey a vu dans cette page une sorte de Requiem pour Mozart, dont Haydn, quand il composa l'oeuvre, venait d'apprendre la mort. On remarque ainsi dans ce superbe adagio une quasi citation de l'andante de la Symphonie Jupiter. Très tourmenté, faisant appel à une écriture contrapuntique très soutenue, le développement du mouvement traduit surtout l'immense tristesse qu'éprouva Haydn quand il apprit le décès de celui pour lequel il éprouvait autant d'affection que d'admiration.   Suivit le célèbre 23ème concerto, dont Laloum donna une lecture d'une très grande sensibilité, toute en finesse, en musicalité et en émotion. Et je me dis que ce n'est pas un hasard si le concours qu'il a remporté en 2009 porte le nom de Clara Haskil. Le pianiste offrît en bis deux morceaux de Schubert, l'air russe en fa mineur (3ème des Moments musicaux) et le poignant andante de la sonate D664 -qui est une pure merveille.   Le concert s'est terminé par la 38ème symphonie Prague, l'une des plus belles de Mozart. Des tonnerres d'applaudissements, de nombreux rappels pour ce moment fort du Festival qui a encore une fois tenu toutes ses promesses.   

Robert Schumann
(1810 – 1856)

Robert Schumann (8 juin 1810 - 29 juillet 1856) est un compositeur allemand. Sa musique s'inscrit dans le mouvement romantique qui domine en ce début de XIXe siècle une Europe en pleine mutation. Compositeur littéraire par excellence, Schumann et sa musique illustrent à la perfection la figure du romantique passionné.



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