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Musique classique et opéra par Classissima

Robert Schumann

dimanche 24 juillet 2016


Carnets sur sol

16 juillet

Échapper à Georges Migot

Carnets sur sol Beaucoup de gens ordinaires ne se posent pas la question. Ils marchent dans la rue, achètent leur pain, rêvassent au boulot, élèvent leurs enfants, entretiennent leur maîtresse, noient leur chien, sans se douter de rien. Leur vie n'est pas assombrie par la conscience de ce secret effroyable. Et puis il y a ceux, les initiés, qui ont compris la marche du monde. Ceux qui connaissent la vérité – et il faut dire la vérité – marchent courbés sous le poids de la Connaissance. Croyez- le, ce n'est pas pour rien qu'Il nous mit en garde . Et moi, innocent, j'ai cru que la Connaissance m'apporterait un supplément. De Georges Migot, on trouve quelques bribes au disque : surtout de la musique de chambre (une dizaine d'albums, et davantage si l'on compte les apparitions mêlées à d'autres compositeurs), mais aussi un oratorio (La Passion) et des mélodies (Chansons de bord, chantées par Daniel Marty et parues chez Malibran). Dans les parutions récentes et les plus aisément disponibles, ATMA vient de consacrer deux volumes au compositeur, l'un contenant du trio avec piano (et une seconde pièce augmentée d'une flûte), l'autre le grand cycle pour piano consacré au Zodiaque , mentionné dans la notule consacré aux grands cycles français du premier XXe siècle (avec son complément ici ). La musique de chambre est assez peu marquante ; le cycle est plus intéressant et personnel, même s'il n'est pas particulièrement marquant, a fortiori face aux autres grands noms mentionnés. Je n'ai pas pu mettre la main sur l'oratorio, le disque Arion étant épuisé depuis un moment, mais les mélodies parues chez Malibran, malgré leur thème populaire, laissent percevoir la même veine, un peu grise, mais dans l'esprit du temps (français qui ont beaucoup lu Wagner ), sorte d'évocation aux moyens musicaux sophistiqués. Aussi, lorsque l'Association des Amis de Georges Migot (présidée par un descendant Honegger) mit sur pied une soirée exclusivement constituée d'œuvres du compositeur, au lieu même (Cité Internationale des Arts, parallélépipède bétonné de l'un des plus beaux pâtés de maison de Paris) où l'on put entendre un fulgurant programme Hahn-Koechlin-Ravel-Emmanuel pendant l'hiver, et cette fois-ci en plein cœur de juillet, comment refuser de se joindre aux réjouissances ? Contrairement aux attentes, c'était assez plein, et de jeunes gens très attentifs (élèves des artistes ? famille ? membres des associations de musiciens français ?), alors que l'annonce, bien que faite sur les sites de billetterie, n'était pas particulièrement visible, ni dans un lieu très fréquenté, et en plein juillet avec un programme uniquement constitué de musique de chambre (et de mélodies) d'un compositeur parfaitement inconnu (sauf intérêt appuyé pour la musique française de la période)… La soprano, pour des raisons de santé, ne put chanter, et lut les poèmes (exécrables : collection de clichés poétiques éculés et pas très bien dits) officiellement publiés par Migot, accompagnés de ce qui semblait être une improvisation figurative au violon (a priori pas de la main de Migot). Pour le reste, ce fut donc du piano seul (Prélude, choral & postlude ; In memoriam Pierre Wolff) et des duos violon-piano (Madrigal ; Estampie ; Second Dialogue), le tout couvrant l'essentiel de sa carrière, de 1929 jusqu'à 1968 (sans changement notable de style). La Connaissance du bien et du mal est, bel et bien, une malédiction. Que j'étais innocent en me disant que toute parution dans ce répertoire négligé opèrerait un tri minimal et ne laisserait affleurer, donc, que des chefs-d'œuvre, ainsi qu'il en fut jusqu'ici. À ceci près qu'il semble qu'il n'y ait à peu près rien à sauver, pardon de le dire (car je vais forcément me retrouver avec des commentaires bidons issus de la même IP indignée de ma malhonnêteté), dans le legs de Georges Migot. Les musiciens ne sont vraiment pas en cause, que ce soit le violon charnu (un peu trop rond pour le style, à mon gré, mais excellent) de Claire Couic Le Chevalier, qui a gravé chez le confidentiel label Arti sa Sonate pour violon solo, ou le piano remarquablement articulé de Tokiko Hosoya (dont la formation de chef de chant s'entend dans le sens des masses et des strates). Le problème se lit très bien dans l'excellent programme – et, encore une fois, je salue le beau travail de l'association, monter ainsi un programme patrimonial aussi rare et remplir une salle en plein juillet ! – qui expose la doctrine compositionnelle de Migot. Celui-ci, formé par Maurice Emmanuel (lui-même assez tourné vers une linéarité assez prononcée et cependant complexe), admirait beaucoup la musique du Moyen-Âge et de la Renaissance (d'où certains mélismes et une gestion moins hiérarchisée des accords), et voulait écrire dans une sorte de permodalité, c'est à dire emprunter à différentes gammes, en travaillant à partir d'intervalles donnés, sans s'arrêter sur des pôles. Et, de fait, c'est exactement ce que l'on entend : une écriture complètement linéaire, impossible à anticiper ou à suivre, qui semble errer de façon harmoniquement très complexe sans jamais se poser, et qui ne révèle jamais une mélodie, plutôt des progressions qui semblent assez théoriques, le tout sans qu'on puisse repérer une grande forme qui enchâsse le tout. Et cela pose un petit problème : s'il n'y a pas de mélodies (intervalles autonomes, et traversant plusieurs gammes), une harmonie en mutation qui ne fait pas sentir de tension ou de détente (ni même de couleur fixe, à part une sorte de grisaille permanente), pas de forme générale pour organiser le tout, pas de pulsation (la mesure est remarquablement élusive), et que la puissance d'évocation est en outre particulièrement courte… on crève, mais alors presque littéralement, d'ennui. Au bout d'une centaine de concerts cette saison, on peut supposer que j'ai l'habitude, y compris des mauvaises surprises, mais je me suis en un instant retrouvé dans la peau de l'adolescent traîné au concert de musique classique, qui ne comprend rien à ce qui se passe, et qui subit cette musique morne et triste, tandis qu'autour de lui s'affichent des mines béates qu'il peine à croire sincères. En plus, les morceaux durent trois quarts d'heure chacun ! Quel intérêt, franchement ? Et de commencer à gigoter, me recaler dans mon siège, sentir un bout de menton qui me gratte, une petite tension dans la cuisse… J'ai dû sortir discrètement de la lecture pour cesser mon agitation, je n'y tenais plus – du Paul Féval, pas Le Bossu ni Le Loup blanc, mais le grand cycle des Habits noirs, très bonne lecture dont j'ai retiré quelques pépites pour CSS. C'est honteux, et je ne le confesse pas à la légère ; honnêtement, alors qu'on se situait dans le parfait cœur de cible de CSS, cette musique insupportablement morne, gratuite et vaine (une suite d'intervalles arbitraires, pas dissonants, mais qui ne disent rien à part une indicible inutilité de vivre) m'a physiquement fait souffrir comme je ne l'ai pas vécu au concert depuis Wozzeck (ado, justement). Et l'impression que le Dialogue final durait quarante minutes, alors qu'il en faisait sans doute, vu l'heure de sortie, plutôt vingt. Passé un certain nombre de concerts, passé une certaine habitude du répertoire, on pourrait se croire à l'abri de grandes surprises dans ce genre – en tout cas de ces surprises qui vous cueillent à ce point dans votre chair et vous plongent soudain dans la peau du cancre en mathématiques que vous n'avez pas forcément été… Expérience troublante (et pas très agréable), d'autant que c'était le concert que j'attendais le plus de tout juillet. (En revanche, à l'Hôtel de Soubise, le Spanisches Liederspiel de Schumann avec Marie Perbost et Eva Zaïcik, ou le Troisième Quatuor avec piano de Brahms, par le Trio Karénine et Sarah Chenaf, étaient des merveilles à des degrés inattendus, des références absolues, même. On croit cultiver une certaine intimité avec l'art, mais non, il tient farouchement à sa liberté.) C'était le 100e concert de la saison de CSS, l'un des plus alléchants et sans nul doute le plus héroïque ; le bilan de la saison est en cours de rédaction.

Jefopera

18 juillet

A la Villa Médicis avec Saint-Saëns (Un été à Rome, 5)

Villa Médicis - photo JefoperaCamille Saint-Saëns et le Prix de Rome, étrange rapprochement pour un compositeur qui n’obtint jamais la récompense tant convoitée, et n'a donc jamais séjourné à la Villa Médicis.  Il se présenta pourtant à deux reprises au concours et ce, chose unique dans l’histoire du Prix de Rome, à douze ans d’intervalle, 1852 puis 1864.   La première fois, c’est encore un adolescent vouant à Mendelssohn un culte exclusif ; la seconde fois, il a connu Verdi, découvert Wagner, composé lui-même de nombreuses œuvres musicales et connu le succès.    En 1856, entre ses deux tentatives, Saint-Saëns écrit une symphonie dans laquelle il évoque Rome succombant sous les coups des barbares d'Alaric. Urbs Roma, c'est son nom, est jouée pour la première fois le 15 février 1857.   Voulant inclure une symphonie française dans cette série, j'ai un peu hésité avec Roma de Bizet mais cette partition ne m'a pas vraiment inspiré. Je consens que celle de Saint-Saëns n'est pas non plus un pilier majeur de l'histoire de la musique.   Quelques accords de fanfares lancent une introduction lente, qui peut faire penser à celle d'une symphonie de Beethoven. Le développement rapide qui suit, avec ses rythmes légèrement capricieux et ses développements en arpèges dans les cordes, m'a plutôt fait penser à Schumann.   Le deuxième mouvement est un scherzo animé, en mineur, assez virtuose, notamment pour les bois. Le mouvement lent en fa mineur qui le suit est quant à lui assez curieux. Je suppose que cela est censé être un enterrement mais il m'a fait penser, et je demande d'ores et déjà pardon aux lecteurs distingués et érudits qui me feront l'honneur de lire ce billet, à une limace géante rampant sur un chemin de campagne.   Le dernier mouvement est le plus réussi de la symphonie. Il adopte la forme inhabituelle d'un menuet doux et calme, avec plusieurs variantes, montrant, au fil de celles-ci, de plus en plus d'ingéniosité mélodique et rythmique. Il m'a paru en fait très proche d'une musique de ballet.   Bon, tout cela ne donne pas d'indication sur le lien avec la chute de Rome et les barbares. Et s'il existe un programme précis, je n'ai pas réussi à mettre la main dessus. Que chacun laisse donc vagabonder son imagination.   Dans les années 70, Jean Martinon a enregistré les symphonies de Camille Saint-Saëns avec l'Orchestre de l'ORTF et laissé d'Urbs Roma une très bonne version.  




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15 juillet

Adam Laloum à Bagatelle

Ph. Carole Bellaiche / © Mirare On ne peut pas dire adieu à une saison musicale lourde, et où il y a eu de l’étincelant, sans la plus belle note d’espoir, qui est venue en tout dernier. Adam Laloum clôturait le 14 juillet en matinée (17 heures, une lumière divine et douce de derrière les stores, de la fraîcheur, du demi-jour dans la salle) la courte mais superbe saison que la Société Chopin offrait à l’Orangerie de Bagatelle. Laloum n’a pas trente ans. On l’avait déjà entendu deux fois cette année, à quatre mains avec son complice David Kaddouch dans Schubert et Stravinsky, tout seul au TCE le dimanche matin avec la 21e de Schubert et les Davidsbündlertänze de Schumann. Le programme qu’il offrait aurait découragé plus d’un senior chevronné, par sa longueur, son poids de musique aussi, où la moindre note jouée requiert l’attention absolue du public (et la concentration absolue de l’exécutant). Les Moments Musicaux d’abord, dans une ampleur et, pourrait-on dire, une lourdeur (délibérée) de mouvement qui gomme toutes grâces esquissables, et ne garde que le sérieux, la gravité, toujours si présente derrière l’apparent sourire de Schubert. On pensait à Serkin sortant juste de ses Impromptus (rien que des Impromptus), encore pénétré de ce qu’il venait de donner (et de porter en lui, de délivrer), murmurant : « It’s such a tragic music… ». De nouveau Davidsbündlertänze ensuite, mais avec l’autorité, la plénitude d’accent, la plénitude de son aussi, que n’apportait pas l’essai plus timide (ou dirons-nous : intimidé ; presque effarouché) du même pianiste ce printemps dernier. Une autorité, un sentiment de sa propre légitimité, à l’évidence, est née en Laloum, encore si jeune ; il gardera la même réserve (et presque distance d’effacement) qui lui est naturelle ; l’homme, sa sensibilité, certes ne s’affichent pas et restent en retrait ; mais l’interprète, désormais, s’affirme. Il joue comme quelqu’un qui ne laisse pas à l’auditeur (ni d’ailleurs à lui-même) le choix dont ce qu’il va faire ne se discute pas. Le retrait et l’effacement donc ; mais aussi, souveraine, la décision. Les différentes humeurs des Danses s’exposent et s’enchaînent, découlent l’une de l’autre, dans une évidence nouvelle qui est celle du son, qui reste posé une fois pour toutes, avec une assurance de soi, une noblesse (qui est aussi un ton) et, d’abord, une beauté, cette chose devenue si rare, l’évidence d’un pianiste qui met toute sa substance d’art dans le son, sans en faire chose esthète, mais vérité vivante, qui porte son estampille, et nous livre son plus vrai visage. À pas encore trente ans, et s’agissant d’une œuvre si déroutante (et d’abord déroutée, déconcertée), un tel son fait preuve. Un grand pianiste nous est né. Et un qui met sa loyauté (et, à l’évidence, son bonheur) à ne jouer, à ne nous donner, que l’essentiel. Le poids propre de chacune des œuvres présentes à son programme ferait peur (ou peut être honte) à plus d’un de ces jeunes méphistos du piano qui flashent dans du superbe (et le font supérieurement) mais reculeraient devant le phrasé et le voulu, le lié, le continu, le soutenu. Adam Laloum (14 juillet 2016, Orangerie de Bagatelle) Chopin ensuite et cette Fantaisie où sont toutes les turbulences, les déconcertations aussi. Et la Sonate en si mineur suivra. Deux œuvres, au fait, que des pianistes qui ne jouent que Chopin (cela existe encore) ne mettent pas souvent à leur programme. A-t-on entendu l’impossible Allegro maestoso inaugural de la si mineur démontré, débrouillé avec tant de suivi, tant de clarté ? Et dans son Largo se souvient-on d’avoir entendu le son se faire musique dans pareilles lumière et transparence chantantes, sans qu’un effet y soit mis ? Toute simple bénédiction, partagée par l’auditoire médusé. C’est par un tact supérieur qu’en bis Laloum a donné aussitôt le Scherzo de la 21e de Schubert, dans sa fantaisie maîtrisée et avec son sourire en coin, un sourire dansottant. Que c’est bien ! Comblé de musique, et de la joie du partage, on s’en va en vacances, se disant qu’on en a pris plein le cœur, et plein l’espérance ! Orangerie de Bagatelle, le 14 juillet 2016

La lettre du musicien (Comptes rendus)

15 juillet

Adam Laloum en clôture du 33e festival Chopin à Paris

Pour son concert final à l’Orangerie du parc de Bagatelle, le festival avait choisi le pianiste français, premier prix Clara-Haskil 2009, dont le vaste programme était tissé de correspondances : Schubert, Schumann, Chopin.D’emblée, ce piano-là est solaire, charnu, riche de couleurs et de timbres. Fin musicien, remarquable d’intelligence et de style, Adam Laloum respire et chante, attentif à la conduite des lignes, aux progressions harmoniques (aidé en cela par des mains réellement indépendantes), sans crainte surtout des silences, en eux-mêmes éloquents. Les Moments musicaux D.780 sont fondus comme il sied dans l’unité de leur cycle. Do majeur moderato, sans excès de pédale, aux sforzandi vigoureux, Andantino méditatif chaloupé comme une barcarolle, à l’épisode central bien dialogué dans le ton lointain, singulier de fa dièse. Le célébrissime morceau en fa mineur, miniature délicieuse, est pris au rare et si fragile tempo giusto : phrasés exacts, pulsation ad hoc. Nous avouons préférer l’ut dièse mineur lorsqu’il tire davantage vers le texte qu’indique Liszt dans l’édition de J. G. Cotta : accompagnement staccato, certes, mais dessin mélodique plus marqué à la dextre dont les dernières doubles, pour ainsi dire, sont muées en noires. On cherche ici le murmure plutôt que l’articulation (encore que la section toute viennoise, en ré bémol, ait été bien battue). Le tout s’achève sur les foucades du fa mineur et la confession du la bémol majeur, mélancolique à souhait. Elégant, Laloum, plus Eusébius que Florestan, impose alors une vision très aboutie des Davidsbündlertänze, potentiellement le plus verbeux des recueils de Schumann, pour peu qu’il soit mal compris. Les esprits chagrins ne lui reprocheront qu’un excès de carrure, un manque de frivolité, de fantasque, de caractère : une compréhension plus directement littérale des didascalies allemandes n’aurait pas nui à la rigueur architecturale de l’ouvrage, dont il réalise l’unité organique avec brio. La seconde partie débute par la Fantaisie en fa mineur de Chopin, puissante et large dans sa marche, émaillée de menus accrocs (dentelle de croches), creusée dans les profondeurs du clavier, musicale. La Sonate en si mineur est racée, tenue d’un bloc : humble et d’un goût jamais en défaut (dons admirables !), le jeune virtuose pourrait oser plus de lyrisme encore dans le poignant Largo, plus d’orchestre, de violence brute dans le finale qui se densifie peu à peu – argutie de critique. Acclamé, Laloum met un superbe point final à l’édition 2016 : en offrant en bis, à la Rudolf Serkin, le Scherzo de l’ultime Sonate de Schubert : un si bémol frais, vif, spirituel et joliment touché. (14 juillet) Festival Chopin à Paris 2016 Lire également nos comptes rendus des récitals de François Dumont et Pascal Amoyel .



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12 juillet

SUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016

SUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016. Premiers concerts à Gstaad en Suisse, les 14, 15, 16 juillet 2016. Le premier festival estival en Suisse, poursuit l’activité de Yehudi Menuhin, son fondateur, en accordant excellence des programmes défendus par des grands interprètes (solistes, chefs, orchestres) et transmission et programmes pédagogiques en direction des publics et des familles sans omettre les jeunes musiciens (car le festival est aussi une académie). Cette année, ouverture avec le piano à quatre mains des soeurs Katia et Marielle Labèque, le jeudi 14 juillet à 19h30 (église de Saanen : Tchaikovski, Schumann, Brahms, Gershwin… RESERVEZ . Puis vendredi 15 juillet à 19h30 (même lieu), Requiem de Mozart à la mémoire de Yehudi Menuhin, couplé avec deux oeuvres de JS Bach et Britten(Hymn to St Caecilia) – Paul McCreesh, Gabrieli Consort / repris samedi 16 juillet, mêmes heure et lieu. RESERVEZ Samedi 16 à 10h30 (Chapelle de Gstaad : récital de la jeune pianiste Danae Dörken « jeune étoile » du festival 2016 : Brahms, Janacek, Schubert)… RESERVEZ Festival de GSTAAD – GSTAAD Menuhin Festival & Academy, du 14 juillet au 3 septembre 2016. Tous les concerts, tous les artistes sur le site du festival de Gstaad 2016 LIRE aussi notre présentation complète du Festival avec l’entretien avec le directeur artistique Christoph Müller

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5 juillet

Festival de GSTAAD (Suisse) à partir du 14 juillet 2016

GSTAAD, Festival (Suisse). 14 juillet – 3 septembre 2016. “Musique et famille”. Pour ses 60 ans, le festival à l’air pur propose 70 concerts en 2016… Cette année le festival estival suisse joue la carte des fratries et des familles musicales : qu’il s’agisse des compositeurs évoqués en “familles musiciennes, en dynasties enchanteresses”, ou des interprètes invités en 2016, place donc aux filiations directes, surtout frères et sœurs que la musique accompagnent leur vie durant dans la complicité et le partage artistique, … le festival 2016 selon le souhait de son directeur Christoph Müller (depuis 2002), met l’accent sur les complicités irrésistibles : ainsi les soeurs Khatia & Gvantsa Buniatishvili, Katia & Marielle Labèque…, les frères Kristjan et Neeme Järvi, la dynastie des clarinettistes Ottensamer, les frères Janoska … Fondé en 1957 par le violoniste légendaire Yehudi Menuhin dont 2016 marque le centenaire, le festival de Gstaad dans les Alpes Suisses sait accorder la splendeur des sites naturels à la passion des musiciens qui le font vivre chaque été. C’est selon le voeu de Yehudi Menuhin, une expérience unique au monde pour le public et les artistes acteurs, venus du monde entier jouer, partager, approfondir les œuvres autour de valeurs clés : exigence, amitié, détente… A l’été, 70 concerts résonneront jusqu’aux cimes enneigées : récitals, musique de chambre, concerts symphoniques, à l’église de Saanen ou sous la tente du festival, silhouette désormais emblématique de l’événement estival. Festival de Gstaad 2016… La musique en famille SCENE ORCHESTRALE. Aux côtés des programmes plus intimistes, d’ores et déjà les rendez vous orchestraux (établis depuis 1989) sont très attendus, offrandes exaltantes nées de l’entente entre les instrumentistes et leur chef …à forte personnalité. Pas moins de quatre grandes phalanges viendront à Gstaad en 2016: Giovanni Antonini & le Kammerorchester Basel, Valery Gergiev & le Marijnsky Theatre Orchestra St. Petersburg, Riccardo Chailly & le Filarmonica della Scala Milano, Gianandrea Noseda & le London Symphony Orchestra… Côté récitals de grands solistes, ou tempéraments à suivre absolument, ne manquez pas l’extrême sensibilité virtuose de Maria João Pires, Daniel Hope, Lang Lang, Gabriela Montero, Sir András Schiff, Patricia Kopatchinskaja, Sol Gabetta, Bryn Terfel, Anja Harteros, Fazil Say, Maxime Vengerov, Diane Damrau, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, Valery Sokolov, Didier Lockwood ou le geste incandescent et intérieur du Quatuor Ebène… TEMPS FORTS. Parmi les nombreux temps forts, soulignons entre autres, le concert du violoniste Daniel Hope, habitué de Gstaad comme de l’Oberland bernois, et surtout héritier et ancien élève de Yehudi Menuhin auquel il a rendu hommage dans un récent cd édité chez Deutsche Grammophon (“Daniel Hope… my tribute to Yehudi menuhin” : oeuvres de Mendelssohn, Reich, Vivaldi, Henze, Taverner, Elgar…)… son concert du 24 juillet reprend en partie les pièces jouées dans l’album discographique (avec l’Australian chamber orchestra). Parmi les autres hommages à Menuhin : Requiem de Mozart par Paul McCreesh (les 15 et 16 juillet), les 3 récitals d’Andras Schiff les 20, 23, 25 juillet), le concert de clôture “Happy Happy Birthday Yehudi” avec Gilles Apap, Valery Sokolov, Didier Lockwood… l’Orchestre Symphonique de Berne sous la direction de Kristjan Järvi (le 3 septembre)… Les amateurs de musique de chambre apprécieront en particulier le Gala Beethoven à deux (Maria Joao Pires et Sol Gabetta, le 17 juillet), Louis Schwizgebel-Wong (le 3 août), les soeurs Buniatishvili (le 4 août), les membres du Quatuor Ebène (le 8 août : “Confidences d’Isis et d’Osiris”, Haydn, Debussy, Beethoven…), Bertrand Chamayou et la suite de son Projet Ravel (le 16 août) ; les chefs d’oeuvre viennois défendus par Isabelle Faust, Jean-Guilhen Queyras et Alexander Melnikov, le 26 août… Les festivaliers plus lyricophiles ou amateurs de beau chant ne manqueront pas entre autres : récital d’Arabella Steinbacher, le 28 juillet ; concert de lieder et mélodies de R. Strauss et Dvorak par Diana Damrau et Xavier de Maistre, le 14 août ; Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse le 25 août ; le Gala Opera (avec Anja Harteros, Bryn Terfel sous la direction de Gianandrea Noseda, le 28 août)… Le thème de la famille n’est pas seulement à Gstaad une affaire de musiciens ou d’instrumentistes ; il s’agit aussi d’évoquer les clans et dynasties de compositeurs. Ainsi, la Dynastie Bach (Jean Rondeau, le 18 juillet), la famille Mozart (Gabriela Montero, le 26 juillet)… et aussi un très intéressant programme (évoquant les Schumann et le jeune Brahms, si proches) : Clara, Robert et Johannes, les 22, 23 juillet, autre volet de la série “Musique et Famille”… ; sans omettre une évocation de la famille Mendelssohn (Katia Buniatishvili, Renaud Capuçon, orchestre de chambre de Bâle, le 17 août)… PEDAGOGIE, TRANSMISSION… une expérience musicale unique à partager. Gstaad ce n’est pas seulement des têtes d’affiche exaltantes, à applaudir le temps d’un concert ; ce sont aussi surtout des tempéraments taillés pour la transmission et l’exercice pédagogique : d’ineffables moments de partage, d’apprentissage, d’explication et d’approfondissement, vécus entre maîtres et élèves. Gstaad, par la volonté de son fondateur Yehudi Menuhin dont l’intelligence pédagogique reste exemplaire, un modèle pour tous, enseigne ainsi à plusieurs profils de musiciens, dont les jeunes chefs qui demain seront les baguettes les plus convaincantes… Ainsi le concert des écoliers du Canton de Berne, entre 10 et 18 ans, appelés à travailler la 9ème Symphonie de Beethoven (Tente de Gstaad, le 2 septembre 2016), sans omettre les Académies du Festival (Gstaad String Academy, concert de clôture, le 15 août ; Gstaad Conducting Academy, le 17 août ; Gstaad Vocal Academy, concert de clôture, le 28 août ; Gstaad baroque Academy, Maurice Steger, concert de clôture le 3 septembre), comme les nombreux concerts pour les enfants et les familles (Beethoven4all, The Pumpernickel company, le 2 septembre). Musique de chambre, concert choral sacré, programmes symphoniques, sans omettre la voix comme les grands moments de partage et de dépassement, prolongements des séries pédagogiques, … toutes les musiques et les expériences musicales sont à vivre à Gstaad, cet été, en famille, dès le 14 juillet, et nul part ailleurs. Gstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 3 septembre 2016. Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site du Festival de Gstaad. ENTRETIEN avec Christoph Müller, directeur artistique du Festival de Gstaad Entretien avec Christoph Müller, directeur artistique du festival de Gstaad. Pour la 60ème édition du festival de GSTAAD (Suisse), classiquenews a posé 5 questions au directeur artistique. Eclairage sur les multiples activités musicales d’un événement qui dure plus d’un mois et renforce sa proximité avec les jeunes publics, l’apprentissage des jeunes musiciens, la cohérence d’une programmation diverse et spécifiquement montagnarde… LIRE l’entretien complet

Robert Schumann
(1810 – 1856)

Robert Schumann (8 juin 1810 - 29 juillet 1856) est un compositeur allemand. Sa musique s'inscrit dans le mouvement romantique qui domine en ce début de XIXe siècle une Europe en pleine mutation. Compositeur littéraire par excellence, Schumann et sa musique illustrent à la perfection la figure du romantique passionné.



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